L'abattage direct consiste à couper l'arbre à sa base et à diriger sa chute dans une aire libre. Cette méthode convient à certains grands jardins et terrains dégagés des communes périphériques, à condition de disposer d'une distance suffisante, d'un sol stable et d'aucun obstacle dans le couloir de chute. L'élagueur prépare une entaille directionnelle, conserve une charnière de bois et utilise des coins ou un système de traction. Le houppier tombe en une seule fois, puis les branchages sont débités au sol.
Le démontage par rétention répond à une autre configuration. Quand une façade, une piscine, une serre ou un accès public se trouve sous l'arbre, le grimpeur retire d'abord les branches. Elles sont attachées avant la coupe, reprises par les cordes, puis freinées jusqu'au sol. Les billots du tronc suivent le même principe. La charge, l'angle de descente et la résistance des ancrages sont calculés avant chaque section. Cette maîtrise évite les rebonds, la casse des dallages et l'arrachement des gouttières.
Le choix ne dépend donc pas seulement de la hauteur. Il tient aussi à l'inclinaison, au vent, aux accès, au volume du houppier et aux biens exposés. Dans les deux cas, les EPI, le balisage et une zone d'exclusion sont obligatoires. Nous expliquons la méthode retenue sur le devis, avec le devenir du bois et des branchages. En présence d'un danger immédiat après un coup de vent, la page intervention d'urgence précise la conduite à tenir.